Gypsie Leroy-Bloch, Directrice de l'agence Pleon

L’ancienne étudiante en MSC (Management des Systèmes de Communication) à Sciencescom a gravi tous les échelons pour se retrouver à la tête de cette agence spécialisée dans le hors-média. Un parcours sans faute…  

"J’ai beaucoup hésité avant de venir à Paris. Je m’en faisais une montagne. Et puis j’ai franchi le pas à l’occasion de mon stage de fin d’études. Si je ne l’avais pas fait, je serais certainement encore à Nantes aujourd’hui, dans une petite maison, avec un petit jardin…"

Etudiante en Management des Systèmes de Communication à Sciencescom (promo 1995), Gypsie Leroy-Bloch était loin de se douter, en posant ses valises à Paris à l’occasion de son stage de fin d’études, qu’elle ne décollerait plus de la capitale.

Un premier stage de six mois chez Edelman, suivi d’une embauche au sein de cette agence de relations publiques, puis elle est "chassée", non pas à coups de pied mais par l’agence SRRP (Sophie Renard Relations Publiques) rebaptisée "Pleon" au gré de remaniements successifs. Au sein de cette structure spécialisée dans le hors-média, elle gravit un à un tous les échelons pour devenir, dix ans plus tard, la directrice de ladite agence : d’abord attachée de presse, elle passe responsable de clientèle, puis responsable de pôle d’activité, avant de finir "director" ("dans notre milieu, on utilise plein de mots anglais !") lors de l’été 2007.

Un parcours professionnel impeccable que d’éventuels détracteurs pourraient qualifier de "trop linéaire". "C’est vrai qu’il est rare qu’une personne reste aussi longtemps dans une même entreprise, se défend la jeune Nantaise. Chaque fois que je me disais que j’en avais fait le tour, il se passait quelque chose qui me faisait rester. J’ai toujours eu des bonnes surprises, des opportunités de développement personnel".

Aujourd’hui, les journées de Gypsie Leroy-Bloch, qui compte une trentaine de salariés sous ses ordres, "démarrent avec des soucis à gérer et se terminent par des soucis à gérer, avec, au milieu, plein de soucis à gérer !", dit-elle en rigolant. Mais elle se régale de ses nouvelles fonctions à responsabilité. "Mon poste actuel, c’est une prise de risque dans un certain confort, car je connaissais déjà bien les équipes". Mère de deux petites filles de 3 et 7 ans, elle concilie aisément vie professionnelle et vie de famille. "Tout est question d’organisation et d’équilibre mental. Je n’ai jamais eu l’impression de faire un choix. Parfois je vais chercher mon aînée à l’école à 16 heures. Mais quand je suis au bureau, je suis au bureau. Je n’appelle pas ma nounou toutes les cinq minutes".

Quand elle revient sur son passé à Sciencescom, elle songe en premier à l’ouverture d’esprit que lui a apportée l’école de la communication. "Sciencescom te donne les bases, une ouverture d’esprit, une endurance au travail, de la curiosité et l’apprentissage du travail en équipe. On gère des projets semi-professionnels. Si j’avais un conseil à donner aux étudiants actuels, je leur dirais d’accepter d’être en apprentissage permanent, de savoir saisir les opportunités et de professionnaliser leur réseau. S’intéresser à chaque personne que tu rencontres, on ne te l’apprend pas forcément à l’école où chacun est très centré sur soi-même". Du reste, Gypsie n’oublie pas ses anciens camarades de promotion. "Je voulais organiser un repas des anciens le 27 juin, mais je vais être obligée de repousser à septembre car je ne pensais que c’était un tel chantier d’organiser ça…"

 

Promo 1995
Avant SciencesCom : DUT Info Com

L'école de la communication et des médias