Marine de Tonquédec, Directrice de communication à la Mairie de Pontoise

À 34 ans, celle qui aspirait un temps à devenir avocate après une maîtrise de droit privé est aujourd’hui directrice de communication et directrice de cabinet (par intérim) auprès du député-maire de la Ville de Pontoise, un avocat. Rencontre avec Marine de Tonquédec, bretonne passionnée par la "chose publique" et l’action politique.

Pontoise, 9H00, la porte du bureau de Marine est grande ouverte. Ici, c’est l’habitude et une règle même, pour favoriser le flux du travail. "Si ma porte est fermée, je ralentis l’action des agents", explique-t-elle. Or un service de communication, dans une mairie, c’est une petite agence, avec des exigences de réactivité et d’efficacité. Et toutes les difficultés qui vont avec, "car ce sont 2 cultures très différentes qui se rencontrent et qui doivent composer pour le meilleur", explique Marine. Un meilleur, qui pour elle passe d’abord par la capacité à proposer un management intelligent. "Créer un esprit d’équipe, valoriser les gens, susciter l’adhésion, ça crée forcément la dynamique".

Du spectateur comme journaliste, à l’envie de devenir acteur

De dynamisme, de cette force et cette passion qui entraînent dans son sillage, Marine la bretonne n’en manque certainement pas. Son intérêt pour l’action politique, c’est juste après ses études de droit et dans la presse quotidienne régionale que Marine va d’abord la puiser, comme journaliste à Ouest-France puis rédactrice en chef d'une édition de "La Manche Libre". Confrontée à l’actualité de la vie publique et à ses acteurs, elle éprouve très vite le besoin de s’engager pour ne pas être seulement spectatrice. "Mais, j’ai senti à ce moment-là mes limites et un manque de légitimité qu’il me fallait combler par un apprentissage et des diplômes".

La formation m’a apporté confiance et crédibilité

Le "bouche à l’oreille" l’entraîne alors jusqu’à Sciencescom : "un véritable moteur en termes d’envie" et un souvenir commun avec tous les anciens devenus amis, de se donner à 100% pour le métier. "Les immersions totales dans les différents métiers, le stress qui oblige à se surpasser, la crédibilité et la confiance en soi, Sciencescom' m’a apporté tout cela", confie Marine. Jeune diplômée, sa première expérience l’emmène au conseil général du Loiret où elle est recrutée par un sciencescomien, Pierre Antoine Ragueneau. Prévu pour 8 mois, le remplacement durera près de 4 ans.

L’envie de vivre la communication dans la proximité

Persuadée d’avoir fait un peu le tour du sujet et surtout avide de se frotter à la politique, Marine revient au bercail comme attachée de presse du Président du conseil régional de Bretagne, Josselin de Rohan. Elle participe alors à ses côtés à toute la campagne électorale, une expérience très riche, mais difficile (la défaite) qui lui fait découvrir notamment la solitude de l’homme politique et le rôle des médias. "J’ai été confrontée à l’action publique dans ce qu’elle a de plus proche avec le terrain. De cette proximité très forte avec un homme politique et l’équipe de campagne d’une part, et avec le territoire et ses habitants d’autre part, elle conforte son projet et son ambition professionnels : être sur un territoire où l’action politique est quotidienne et proche des gens. C’est ainsi qu’en juillet 2004 elle atterrit à la Ville de Pontoise avec des challenges motivants. « La com, quand je suis arrivée, ça se limitait au magazine. Aujourd’hui, la direction chapeaute 3 services avec des services intégrés (graphiste…) et un vrai rôle de conseil en stratégie".

De la communication publique à la communication des hommes politiques

17H00. La porte du bureau va bientôt se refermer. Le moment pour Marine de se retrouver seule face à ses nombreux dossiers. À 34 ans, un joli parcours, et un emploi du temps qui ne lui laisse guère de temps, Marine évoque son ambition. "Mon rêve, c’est de devenir conseiller en communication auprès d’hommes politiques". Une véritable ambition pour celle qui admet qu’elle conjugue très souvent l’humain au professionnel. "Pour moi, c’est difficile de soutenir quelqu’un si je ne crois pas en lui. "

 

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