JRI

Le JRI (Journaliste Reporter d’Image) est avant tout un journaliste polyvalent. Rédacteur, il prépare les sujets, l’angle du reportage, établit les contacts, mène les interviews et rédige les commentaires sur image. Technicien, il se charge également des prises de vues, de la prise de son et effectue ou participe au montage. Enfin, le JRI suit la diffusion de son produit, souvent destiné à une agence de presse audiovisuelle, une chaîne télévisée ou une Web TV. Parfaitement autonome, le JRI est aussi le symbole d’une nouvelle génération de journalistes. Pressés par les évolutions techniques et les contraintes économiques, ces derniers doivent s’adapter en permanence aux exigences de rentabilité des chaînes et des agences de reportage et multiplier par conséquent leurs compétences.

Le JRI travaille donc au-delà de l’événement à couvrir : c’est le rédacteur idéal de l’audiovisuel. Sa caméra remplace le stylo et l’image devient écriture. Une écriture qui, en tant que telle, s’appuie bien sûr sur un savoir technique, mais surtout, et c’est ce qui différencie le JRI du caméraman, sur une réflexion étayée par une solide formation journalistique.

Fabriquer de l’image et du sens par l’image, c’est génial”

Aurore Chery . Lemanbleu TV . Genève

Avec sa double casquette de JRI et de présentatrice qu’elle assume en alternance, Aurore n’a pas le temps de s’ennuyer. La journée commence par la revue de presse de l’actualité locale : un moment décisif. “Il faut trouver le bon sujet, intéressant et pertinent”. L’objectif : vendre son sujet le mieux possible lors de la conférence de presse pour pouvoir ensuite le réaliser. Si Aurore est amenée à traiter tous les domaines, de la politique à la culture, elle avoue un faible pour les reportages de société et la parole donnée “aux petits”, ceux qui luttent contre l’injustice. 10h00 : un autre compte à rebours commence. Coups de fils, RDV pour trouver les bons interlocuteurs. Puis une journée de vadrouille, seule avec sa caméra, le moment qu’elle préfère. “J’adore manier la caméra. Fabriquer de l’image et du sens par l’image, c’est génial !”. Une passion qu’Aurore conjugue avec la richesse des rencontres. “Je suis vite touchée par ce qui se crée avec les personnes. Les gens se livrent à toi, ils te font confiance.” 16h00 : H-2. Il faut revenir au studio, monter le sujet avant 18h00. 19h00 : le JT vient de se terminer et c’est le moment du “Debriefing”. La tension retombe jusqu’au lendemain matin où il faudra à nouveau se plonger à fond dans un sujet et relever un challenge dévoreur d’énergie.

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