Journaliste radio

Un journal d’actualité ou un magazine diffusé à la radio est le fruit d’un véritable travail d’équipe. Présentateurs, intervenants, journalistes ayant préparé les sujets, techniciens, tous travaillent ensemble pour qu’au moment T, l’émission soit prête. Média “chaud” par excellence, la radio joue la carte de la proximité et de l’intimité avec son auditoire. Comme dans toutes formes de presse, le journaliste radio est avant tout un “chercheur d’infos”. Mais la nature même du média lui permet de faire preuve d’une plus grande réactivité qu’en presse écrite. Homme ou femme de terrain, le journaliste radio est un véritable reporter qui sait réagir vite. Sa mission : être au plus près de l’information pour en rapporter un “son”. Pas de radio sans un minimum de compétences techniques. Interview en poche, reste ensuite le sujet à monter : clarté, concision, précision sont alors de mise. La radio a son écriture : sujet, verbe, complément. Une fois travaillé, c’est à l’épreuve de l’antenne que passe le sujet : le reporter laisse place au présentateur. La “voix” fait à ce moment-là toute la différence lors de cet exercice redoutable qu’est le direct. Redoutable, mais qui fait partie intégrante des joies du métier !

"J’aime le côté instantané et interactif de la radio"

Hélène Petit . RMC

“Ce que j’aime en radio, c’est à la fois le côté instantané – on est en direct, tout peut se passer - et le côté interactif – le lien fort qu’on crée avec l’auditeur -.” Après quelques années dans la presse écrite, Hélène travaille depuis 2004 pour RMC comme journaliste radio. Son rôle : préparer et coordonner la production de 4 émissions hebdomadaires. Pour le magazine “automoto” du dimanche, son travail commence le jeudi. En lien avec le chroniqueur, elle cherche des sujets attractifs et dans l’actu pour alimenter les 2 heures d’antenne. “Il faut monter une émission rythmée, fidèle aux souhaits des auditeurs et en même temps qui ne se répète pas.” Les sujets retenus, Hélène s’occupe de tout : contacter les différents intervenants et rédiger le conducteur du magazine, un document essentiel pour le bon déroulement du direct. “Je suis l’interface entre le réalisateur aux manettes, le chroniqueur, l’anchorage (celui qui lance les sujets et fait les transitions), les invités...”. Lors des directs, en régie, le casque sur les oreilles, Hélène est en contact permanent avec tous, prête à réagir au moindre problème. “Un invité qui ne répond pas, une ligne qui coupe : il faut être très réactive et anticiper en permanence.”

Journaliste Presse écrite

Malgré les succès de la radio, de la télévision puis de l’Internet, près des trois quarts des titulaires de la carte de presse exercent encore dans la presse écrite. Les journalistes de presse écrite travaillent dans les quotidiens, les news magazines, les revues spécialisées ou en agence (AFP...). Salariés ou pigistes rémunérés à l’article, le gros des troupes est constitué par les journalistes rédacteurs. Ils effectuent interviews et reportages sur le terrain. Ils peuvent être généralistes (localiers, reporters ou correspondants à l’étranger) ou spécialisés dans un domaine (économie, sport, etc.). Plus méconnu, le secrétaire de rédaction, un journaliste à part entière, effectue un travail de préparation et de remise en forme de l’ensemble des articles. Polyvalents, les journalistes doivent pouvoir traiter n’importe quel sujet et s’adapter à tout type d’interlocuteurs. Tous sont des vulgarisateurs qui rendent clair ce qui est compliqué en utilisant une écriture attrayante, étudiée pour capter l’attention d’un bout à l’autre de l’article.

"On est parfois les seuls à pouvoir témoigner"

Jérôme Rivet . La Dépêche du Midi

Pour Jérôme, journaliste depuis 8 ans à la Dépêche du Midi, son métier est tout simplement le plus beau du monde. “J’aime la liberté qu’il me procure”, justifie-t-il. Une liberté qui s’exprime d’abord dans le choix des sujets. “En locale, comme moi à Rodez, nous ne sommes que 2 pour produire 3 pages d’informations quotidiennes. Ce qui nous laisse une grande autonomie pour mettre en valeur des gens ou des faits qui nous paraissent importants”. La liberté, Jérôme l’apprécie également quand il se retrouve seul face à la page blanche. “Il n’y a personne derrière pour dicter”, explique t-il, mais des règles à respecter comme cette maxime qu’il s’est faite sienne : “Si les commentaires sont libres, les faits sont sacrés”. Journaliste généraliste de proximité, Jérôme avoue cependant son faible pour la couverture des événements sportifs de haut niveau, les procès et les reportages à l’étranger, des expériences qu’il a déjà vécues à plusieurs reprises. “En 1998, j’étais tout jeune journaliste, j’ai accompagné une mission humanitaire en Albanie au milieu des Kalachnikovs.” Une expérience qui l’a marqué et convaincu dans l’importance de sa mission, “car parfois -rajoute-t-il- on est les seuls à pouvoir témoigner de ce qui se passe”.

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