Chargé de démocratie participative
Accroître l’implication et la participation des citoyens dans le débat public. Créer des espaces de concertation et de dialogue entre les habitants et ceux qui les représentent. Associer en amont des projets, les riverains concernés, les écouter et faire remonter leurs paroles. Susciter et soutenir les initiatives des habitants : autant de missions variées pour des chargés de communication dédiés à la démocratie participative et à la com dite de proximité. Interface entre les élus, les services de la Ville, les habitants et les associations, le poste requiert de grandes capacités d’écoute et un bon sens de la négociation.
Du conseil municipal des enfants ou des jeunes aux comités consultatifs de quartiers (obligatoires pour les communes de plus de 80 000 habitants), en passant par les journaux ou les manifestations de quartier, le poste se vit beaucoup sur le terrain et nécessite de bien connaître l’action publique de sa Ville, de son quartier et les enjeux de la démocratie locale.
Myriam Pasquet Fravalo . Ville de Nantes
“Construire du sens et servir le bien vivre ensemble”
Malakoff, un imposant quartier de Nantes bâti dans les années 60, est depuis quelques années, le cœur d’un grand projet de rénovation urbaine. “J’ai été recrutée à une période où le relogement s’engageait et juste avant la démolition des premières tours, une étape très anxiogène pour la population” témoigne Myriam, désormais chargée de mission auprès des dispositifs de démocratie locale de la Ville. “Comme médiatrice du projet, j’étais sur site dans une relation de grande proximité avec les habitants, une tâche à la fois passionnante et difficile, eu égard aux enjeux.”
Aider les habitants à s’approprier le projet, le rendre compréhensible, concerter, impliquer, rassurer les personnes, faire remonter leur parole auprès des élus : autant de missions riches et variées à mettre en œuvre et à imaginer. “C’est vrai que la démocratie locale et participative, c’était et ça reste relativement récent. On a initié des dispositifs un peu hors du commun qui perdurent encore aujourd’hui, comme les “petits déj” dans les cages d’escalier, pour se rapprocher au plus près des habitants.” De ce travail comme celui qu’elle assure aujourd’hui, Myriam exprime un même plaisir, celui de construire du sens et de servir la communication dans ce qu’elle a plus de noble : le bien vivre ensemble.




