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Journaliste

Spectateur de la comédie humaine, le journaliste est selon l’expression de Camus “l’historien du présent”. Avec environ 3200 publications de presse écrite, 250 chaînes de télévision nationales et locales, 900 opérateurs de radios, et l’explosion des sites Web... la variété du métier n’a sans doute jamais été aussi importante même si elle recouvre des réalités très différentes. Aujourd’hui, 75% des journalistes travaillent dans la presse écrite généraliste, spécialisée ou professionnelle : 12% exercent à la télévision, 9% à la radio, 6% en agence et 2% sur Internet. Ils sont actuellement 35 000 détenteurs de la carte de presse, remise par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. Ce qui les rassemble : un même intérêt pour l’actualité et sa compréhension. Ils collectent, vérifient, mettent en perspective et en forme les informations. Présentateur du JT, localier, journaliste politique... il existe plusieurs façons de vivre cette profession. Les journalistes exercent en presse écrite, en radio, pour la télévision ou l’Internet. Salariés ou Free lance, travaillant seuls ou en équipe, ils vont sur le terrain (reporter, JRI) ou sont sédentaires (journalistes de “desk”). Cette variété des supports et des conditions engendre des contraintes et des traitements spécifiques de l’information. La plus forte contrainte : le temps. Certains n’ont que quelques heures pour réaliser leur sujet, d’autres plusieurs jours.

Information sur les formations au journalisme correspondantes

François Vercelletto . Ouest-France



“Il n’y a pas un journalisme mais des métiers très différents”

En 13 ans de journalisme dans la PQR, entendez la presse quotidienne régionale, François a presque occupé tous les postes. “Il n’y a pas un journalisme, mais des métiers très différents” dit-il. Embauché par Presse-Océan comme journaliste localier dès sa sortie de Sciencescom, il y apprend toutes les ficelles du métier. “En général tu te retrouves seul dans une localité et tu rédiges toutes sortes de papier, du fait-divers à la culture en passant par la politique. Il faut être très disponible.” En 1998, François entre au siège de Ouest-France comme secrétaire de rédaction avec la responsabilité de la rubrique agriculture. “Le secrétaire de rédaction, c’est le premier lecteur, celui qui apporte son regard critique sur le fond et sur la forme avec un objectif final : que les articles soient valorisés au mieux et rentrent dans les cases prévues.” Avec aussi un rôle d’animateur, fonction que François a renforcée depuis qu’il est chef de service de la rubrique économique. “Je manage, j’initie, je suis un interface entre tous les acteurs sur un domaine que je connais bien”. Et même s’il écrit moins aujourd’hui, la passion reste la même.

Guide des métiers

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