Portrait d'entrepreneur
Yannick Perrigot - Windreport - Promotion 1993
Maud Fontenoy, Ellen MacArthur, Michel Desjoyeaux, le Stade Rennais, quelques-uns des clients de Yannick Perrigot et de sa structure. À 37 ans, celui qui commença comme journaliste radio à Saint-Malo, est depuis presque 10 ans à la barre de « Windreport’ », l’une des premières agences en France à proposer un service global de sponsoring et de communication multimédia.
Nantes, 15h00, rue des Olivettes, à quelques encablures de la Loire et de la gare T.G.V, le capitaine nous reçoit dans la timonerie au milieu de ses coéquipiers. L’ambiance est décontractée mais très studieuse, car dans une agence comme sur un bateau en mer, il y a toujours beaucoup à faire.
Sponsoring, communication et multimédia autour de l’événementiel sportif
« Notre cœur de métier, c’est le sponsoring, la communication et le multimédia autour de l’événementiel sportif », explique Yannick. J.O D’Athènes, Tour de France cyclisme, Raid Gauloises, Trophée Lancôme, ou la candidature de Paris JO 2012, Yannick et son équipe les ont tous couverts, sans oublier bien sûr les grandes courses nautiques, la Solitaire du Figaro, la Coupe de l’América, le Vendée Globe…
Tout commence à Saint-Malo
La mer justement, c’est là que l’aventure a commencé, du côté de Saint-Malo, dans les années 1990. Tout juste sorti de la filière média de Sciences Com’, Yannick dégote un poste de rédacteur en chef dans une radio régionale. « Il fallait que je fasse tout », explique-t-il, « les reportages, le montage et l’animation à l’antenne : 3 journaux quotidiens ». Mais l’homme déborde d’énergie et de projets. Vite repéré pour ses compétences, Yannick pige pour Canal +, France Bleu, l’AFP, Reuters et se constitue un solide réseau. « C’est à Saint-Malo que j’ai rencontré mes futurs associés, un gestionnaire habitué des grandes structures, un directeur artistique bien implanté dans le milieu parisien et un gars qui avait une agence de communication maritime à Saint-Malo », confie-t-il. Pendant 1 an, les 3 amis travaillent au concept de ce qui sera leur future agence et se lancent. « On y est arrivé car on a su saisir les bonnes opportunités et parce qu’on connaissait tous parfaitement l’univers et le milieu de la voile » justifie Yannick. Les opportunités en question, ce sont l’essor d’Internet d’un côté et le développement de grands événements sportifs de l’autre. Avec au centre, des offres audio et vidéo innovantes et des besoins médias importants.
Souvenirs d'école
Ce goût et cette culture pour les médias, c’est précisément durant ses études à Sciencescom que Yannick a commencé à les cultiver. « L’autonomie qu’on nous laissait, des locaux ouverts 24h/24, un encadrement très responsabilisant, l’accès aux outils radio, vidéo et web, cela m’a permis de fabriquer ma propre culture ». De ces deux années enrichissantes, il a gardé de nombreux contacts, professionnels et amicaux, et cette envie inaltérée du voyage et de la rencontre. « Sciencescom, cela a été et demeure pour moi un brassage énorme avec des personnes provenant d’univers très différents. » Un « melting-pot » dont Yannick a fait sa marque de fabrique en constituant son équipe : 15 personnes au total, et autant de profils différents, chacun avec leurs réseaux, leurs idées…
Journaliste toujours
16
ans plus tard, Yannick n’a guère changé. Toujours cette même allure de
voileux, pull marin, chaussures Docksides. Et cette même simplicité
malgré un emploi du temps saturé. Journaliste toujours, mais désormais
chef d’entreprise, l’homme pressé entre 2 coups de fil, 2 avions ou 2
régates, sait bien que dans le domaine de la communication comme dans
le sport, rien n’est jamais gagné. « Si on a un quart d’heure d’avance,
il faut plutôt chercher à avoir une demi-heure » explique-t-il. Le
portable vient à nouveau de sonner : un membre de son équipe. D’ici
quelques heures, il partira le rejoindre pour l’arrivée de la «
Barcelona World Race. »




