Sciencescom
 

Portraits de diplômés

Si vous suivez l’actualité du foot, vous connaissez certainement la tête de Vincent Coueffé, rédacteur en chef et animateur de 100% foot sur M6. Plus rare à la TV, découvrez également le portrait de Thierry Delorme, Directeur conseil chez ORC.

Thierry Delorme


Directeur associé de l’agence ORC, Thierry Delorme s’est découvert au fil de son parcours une passion pour la compétition.

 
« Il faut apprendre à perdre ». Thierry Delorme ne pratique pas la langue de bois. Le directeur associé d’ORC, agence spécialisée en Image et Stratégies d’employeurs, n’y va pas par quatre chemins quand il évoque son métier. « Perdre un appel d’offres nous arrive plus souvent que d’en gagner. Je dirais même que le taux de réussite n’est que de 25-30%. Alors il faut savoir rebondir et ne pas relâcher la tension. Même quand on perd, on sort plus intelligent…»

 

Leader de la communication Corporate et Métiers, l’agence dans laquelle Thierry Delorme a franchi tous les paliers depuis 1998, intervient dans deux domaines : la communication corporate et la communication RH pour des grands comptes tels que Michelin, Elior, Total ou Accenture... Thierry gère à la fois les réponses à appels d'offres et le suivi de certains grands clients, tels que Michelin, Elior, Total ou Accenture. « Le problème, c’est que nous sommes trop nombreux sur la ligne de départ, confie l’ancien étudiant de Sciences Com (promo 1990). C’est une lutte acharnée. D’un autre côté, la compétition, c’est ce que j’aime par dessus tout. » Thierry Delorme apprécie travailler pour de gros clients.

 

 « J’ai toujours été attiré par les « paillettes ». Avec les gros clients, les moyens sont au rendez-vous. Si c’était à refaire, j’aurais directement été dans une grande agence car l’intérêt de ma profession est lié aux clients pour lesquels on travaille. »

 

Le directeur associé d’ORC n’a en effet pas emprunté la voie classique pour arriver là où il est aujourd’hui. Il y a vingt ans, il se serait bien vu journaliste, avant qu’une suite de rencontres ne vienne modifier ses envies de jeunesse. En 1989, le Lyonnais d’origine croise un étudiant de Sciences Com sur un salon. Celui-ci le convainc d’intégrer l’école alors située Rue Didienne à Nantes. « Cette école est un développeur de curiosité, avec pour mots clef : ouverture et différence. L’apport y est plus méthodologique que livresque. Et c’est tant mieux, car de toute façon quelle que soit sa formation, quelqu’un qui débarque en agence ne sait rien faire !»

 

À Sciences Com, un des intervenants, Dominique Dord, alors directeur communication du Conseil régional Rhône-Alpes, lui propose un stage, puis dans la foulée un premier job. « Au Conseil régional, je travaillais beaucoup avec des agences prestataires et c’est à leur contact que j’ai eu envie de faire leur métier. J’ai basculé quatre ans plus tard. » Thierry Delorme est alors embauché par un de ses prestataires, une petite agence de Relations publiques qui le mute à Paris.

 

Les premiers temps sont durs. « L’arrivée à Paris, le changement de métier, le travail en solitaire… Mes débuts ont été laborieux, puis j’ai trouvé mon rythme. » Un an plus tard, il rallie une agence de stratégie et marketing service, avec notamment General Motors pour gros client. « GM s’implantait en France par le biais de Delphi Automotiv Systems. J’ai créé toute leur com. Cette formidable expérience au sein d’une petite agence a duré trois ans. »  Et c’est également à Paris qu’il rencontre Aurélie. Sans doute avait-elle d’autres prétendants, mais là le taux de réussite a été de 100%. Thierry l’a épousée en 2003.
 
 


Dates-clef
 

  • 1990: Arrivée à Sciences Com, l’école qui détermine son parcours et lui permet de rencontrer son premier patron.
  • 1993 : Bascule dans le monde des agences.
  • 1998 : Débuts à ORC.
  • 2003 : Mariage avec Aurélie.
  • 2004 : Naissance de Louise, sa première fille.
  • 2007 : Naissance de Jeanne.

 

Vincent Couëffé : 100% Couëffé
 


Présentateur vedette sur M6, l’ancien « broadcast » n’en oublie pas pour autant ses premiers pas journalistiques à Sciences Com.
 


Cuir noir et baskets dernier cri, Vincent Couëffé débarque au Séquoïa, le bar de Neuilly qui jouxte le siège de M6. Quand il pose ses deux téléphones portables sur la table, on se dit que le présentateur de l’émission « 100% foot » arbore la panoplie complète des footballeurs qu’il reçoit chaque dimanche soir. Seules manqueraient éventuellement les boucles d’oreilles pour parfaire l’ensemble...

 

Depuis 1998 qu’il évolue dans le milieu du football, l’ancien étudiant de Sciences Com (promo 95-96, filière « broadcasting ») dispose d’un sérieux carnet d’adresses. Une des raisons pour laquelle il a été bombardé, en août dernier, rédacteur en chef de l’émission dominicale sur la « petite chaîne qui monte ».« Un carnet d’adresses, ça se monnaie, confie-t-il. Enfin, j’avoue que je n’ai pas grand mal à convaincre les joueurs de venir sur mon plateau. Ça leur permet de sortir à Paris après l’émission ! »

 

Quand il revient sur son parcours météorique, le Nazairien évoque d’emblée Sciences Com et l’importance qu’a revêtu pour lui l’école de la communication. « Dès l’entretien du concours, j’ai déclaré que je voulais être journaliste. Sciences Com a été un déclencheur. J’ai tout de suite été attiré par tout ce qui était régie, plateau, image… Plus tard, je me rappelle avoir écrit un papier sur un match de foot. L’intervenant en journalisme m’a fait une super critique. Ce fut le déclic. »

 

Vincent Couëffé abandonne dès lors ses rêves de devenir volleyeur professionnel (« J’ai joué à un bon niveau. J’aurais même pu partir en Espagne, mais mon père a refusé. ») et se consacre pleinement à son nouvel objectif. Un stage chez Canal Cholet, une structure à taille humaine où il apprend toutes les ficelles du métier de J.R.I., puis le diplômé débute la correspondance à Nantes pour L’Équipe TV en septembre 1999. Moins d’un an plus tard, la rédaction parisienne de la chaîne lui tend les bras et le jeune journaliste présente, chaque week-end, les résultats de la Ligue 1. Sa première expérience en plateau. Sur la chaîne câblée, il rencontre Vincent Régnier qu’il qualifie aujourd’hui de « père spirituel ». Intervenant également dans l’émission de Didier Roustan, il remplace l’ancien présentateur de Téléfoot quand celui-ci quitte L’Équipe TV en 2004. De ses débuts, le journaliste regrette les reportages qu’il a par la force des choses délaissés aujourd’hui.

 

« Le terrain me manque un peu, mais j’ai fait des choix. En tout cas, cette expérience m’a forgé. Je conseillerais d’ailleurs aux étudiants actuels de passer par des petites boîtes au début pour apprendre. Beaucoup de ceux qui arrivent dans le secteur croient tout savoir et manquent d’humilité. Attention : avoir de l’humilité, ça ne veut pas dire manquer d’ambition. » De l’ambition, Vincent Couëffé en a toujours eu. « Ce qui m’a porté, ce sont les gens qui me disaient que je n’y arriverais pas. Je me lance des défis. Une fois que je les ai réussis, je passe à autre chose. En tout cas, dans ce milieu, il ne faut pas faire les choses trop vite, sinon tu te retrouves à la retraite. Il y a quinze ans, j’ai fait un stage à Canal +. Il m'arrive de recroiser des jeunes espoirs de l'époque qu'on ne voit plus que sur des chaînes confidentielles quand ils n'ont pas disparu. Alors restons modestes".  Vincent Couëffé profite donc à plein de la douce chaleur des plateaux.  Il remplace Clara Morgane sur le créneau du dimanche soir.
 


Ses dates clef :

 

  • Septembre 1995 : Entrée à Sciences Com
  • Octobre 1998 : Début de sa correspondance à Nantes pour L’Équipe TV
  • Septembre 1999 : Début au siège parisien de L’Équipe TV. Premier plateau.
  • Juin 2002 : Reportage lors de la Coupe du Monde de football Corée/Japon
  • 2004 : Remplacement de Didier Roustan
  • Août 2008 : Remplacement d’Estelle Denis au poste de rédacteur en chef de l’émission « 100% foot » sur M6


 
 
 

Lire d'autres portraits rubrique diplômés



Comments

Introuvable

Add Comment