Souvenirs de Vilnius
En Master médias à Sciencescom, c'est bien connu, on ne chôme pas. Surtout en fin d'année. En mai, nous étions tous la tête sous l'eau. Un matin, on nous annonce qu'un séminaire international sur la réalisation de documentaires avec des étudiants de différentes nationalités se prépare à Vilnius, en Lituanie. Une petite partie d'entre nous a la possibilité d'y participer. Ni une ni deux, ma fidèle compère Tiphaine et moi-même décidons de tenter notre chance. Entre les exams du troisième semestre, le mémoire et la soutenance professionnelle, on se cale une petite nuit blanche « peaufinage de nos CV et lettres de motivation en anglais ». Quelques semaines plus tard, nous étions dans l'avion, avec Renaud, direction Vilnius. Nous avons débarqué là-bas, il faut bien le dire, un peu en touristes : ignorant tout de ce petit pays, jusqu'à la monnaie utilisée.

Vilnius, capitale européenne de la culture en 2009
Nous nous sommes retrouvés en « workshop » international dans la capitale de cet état Baltique, qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu visiter auparavant. Certains décrivent Vilnius comme étant « the small Jerusalem ». La ville garde l'empreinte de son passé sous l'union soviétique. La Lituanie est une république indépendante depuis seulement une vingtaine d'années. Aujourd'hui, on perçoit une forte volonté de développement, notamment culturel. Vilnius est d'ailleurs la capitale européenne de la culture en 2009.
50 étudiants – 15 nationalités
Le Summer Media Studio s'inscrit dans cette dynamique. Il rassemble chaque année cinquante jeunes d'une quinzaine de nationalités différentes, tous attirés par le monde de l'audiovisuel et du cinéma. L'objectif est de réaliser une série de documentaires de 10 minutes, présentant la ville de Vilnius. Nous avons formé des groupes, composés d'un réalisateur, d'un scénariste, d'un caméraman, d'un producteur et d'un ingénieur du son, de nationalités différentes. Tiphaine était donc réalisatrice et Renaud cameraman. Pour ma part, j'avais dans mon groupe le rôle de scénariste. Pour communiquer, la langue imposée était l'anglais, non-stop...même en cours.
All in English
Les 5 premiers jours, les séminaires sur le thème de la réalisation de documentaire se sont enchaînés, avec des scénaristes, réalisateurs et producteurs de renommée nationale ou internationale. Le soir, des projections de leur travail étaient organisées. Le reste de la journée était consacré à la rédaction du script. Au bout de trois jours, je manifestais une sorte de rejet de l'anglais. A la fin de la semaine, il m'arrivait d'avoir du mal à trouver certains mots en français quand je parlais avec mes compatriotes. Vint ensuite la période tant attendue du tournage. Cinq jours intenses et harassants, à courir par monts et par vaux, à tourner, couper, essayer d'autres plans, tenter de se faire comprendre par les membres de l'équipe, attendre LE bon moment pour filmer, et recommencer...
Un montage version ”3x8”
Mais le plus dur restait à venir.. Après le tournage, le montage ! Cinq jours (et nuits !) dans une petite salle, que nous partagions avec un autre groupe. Cela nous obligeait à travailler « en 3X8 » pour alterner les périodes d'occupations de la salle, monter de 16h à 20h puis de 4h à 8 heures du mat, le temps que l'autre équipe se repose. Mais le jeu en valait la chandelle. Nous n'étions pas peu fiers, le soir de la cérémonie de clôture du workshop, au moment de la projection de notre reportage. Tiphaine a été nomminée au titre de meilleure réalisatrice, et selon moi, elle aurait largement mérité le titre.
On en redemande
Quelques mois après, ce que je retiens de cette expérience est très positif. Bon, d'accord, c'était loin (très loin) d'être le Club Med. Mais je garde au fond de ma mémoire le souvenir des rencontres avec des jeunes aux horizons différents des nôtres. Je retiens les échanges, les discussions extrêmement enrichissants qui m'ont ouvert l'esprit, sur le plan professionnel et personnel. Je retiens bien sûr les solides connaissances que m'a apportées ce workshop dans le domaine du documentaire. C'est un style très différent du reportage journalistique, travail auquel je me destine, mais selon moi tout aussi intéressant. Ma participation à ce workshop, que je dois au partenariat crée par Sciencescom avec le Summer Media Studio, était une opportunité incroyable. J'apprécie énormément ce genre de collaboration et en redemande ! Avec Tiphaine, nous avons d'ailleurs prévu de déposer à nouveau notre candidature l'année prochaine ...

